Cameroun

Développement des infrastructures au Cameroun

Pour améliorer l’accès aux infrastructures en générant une offre qui anticipe la demande, les actions du DSCE durant la période sous revue, portent sur les secteurs de l’énergie, de l’eau, des BTP, du développement urbain, des TIC et de la gestion domaniale.

Energie

L’objectif principal est de disposer d’une quantité suffisante d’énergie pour les ménages et les opérateurs économiques d’une part et d’améliorer l’accès de ces derniers à l’énergie d’autre part. A cet effet, les indicateurs retenus pour évaluer le niveau d’atteinte des effets attendus dans ce domaine sont les suivants :

Indicateur 1 : le taux d’accès à l’énergie électrique :Le taux d’accès à l’électricité est en nette évolution depuis 2010. En effet, il est passé de 45% en 2010 pour atteindre 49,5% en 2012. En 2015, le taux d’accès à l’électricité était de 62,1 % inférieur à l’objectif fixé à 74% par le PANERP. En 2016, ledit taux était de 63,2% selon les estimations de la Direction d’Electricité du MINEE, évalué en fonction du nombre de branchements effectués en 2016. Cette faible performance peut s’expliquer par les multiples pertes dues à la vétusté du réseau électrique. Toutefois, l’évolution du nombre d’abonnés à l’énergie électrique est passée de 712 380 abonnés en 2010 à 1 113 064 abonnés en 2016.

Indicateur 2 : Les capacités de production électrique installées : Les capacités énergétiques du pays se sont accrues au cours de la période sous revue. La puissance installée pour la production d’énergie électrique publique est évaluée à environ 1365 MW en 2016contre 933 MW en 2009 soit un accroissement de 432 MW depuis la mise en œuvre des grands projets énergétiques. Cette situation fait néanmoins ressortir un gap d’environ 1 635 MWà combler à l’horizon 2020, par rapport à l’objectif de 3 000 MW. Les ouvrages de production d’énergie en cours, susceptibles de combler le gap ou une partie, ont connu des avancées notables. A ce titre, on peut citer : (i) le barrage réservoir de Lom Pangar qui permettra d’injecter 30 MW pour la région de l’Est ; (ii) les projets d’aménagements hydroélectriques de Memve’ele 211 MW (taux d’exécution 92%) et de Mekin 15 MW (taux d’exécution 98 %), qui entreront en service au plus tard en 2018.

Graphique 3 :Evolution des capacités de production d’énergie électrique

La finalisation de ces derniers projets ne permettant pas d’atteindre l’objectif fixé à 2020, d’autres projets hydroélectriques sont en étude et devront permettre d’améliorer la capacité de production installée.Il s’agit notamment des projets de seconde génération en étude tels que : Bini à Warak 75 MW, Nachtigal 420 MW, Song Dong 270 MW, Menchum 72 MW, l’extension de la Centrale à gaz de Kribi 330 MW

Afin de rendre accessible l’énergie produite aux entreprises et aux ménages la capacité installée, outre la mise en place progressive des organes de gestion de la SONATREL, d’autres projets sont en cours. Il s’agit notamment :

  • de la construction de la ligne de transport de l’énergie produite à Memve’ele et à Mekin ;
  • du renforcement et de la stabilisation du réseau électrique de la ville de Douala, avec la construction de deux lignes de transport électrique de tension 225 KV entre Mangombé et Logbessou avec un terne au passage dans le poste de NgodiBakoko et entre Logbessou et Bekoko, ainsi que la construction des postes neufs et l’extension des autres postes dans la ville de Douala.
  • de la construction des réseaux de transport d’électricité et de desserte et de bouclage de la ville de Yaoundé, avec construction de la ligne Edéa – Yaoundé 400 kV et bouclage des postes sources.
  1. Indicateur 3 : la structure des capacités de production installées (le mix énergétique) : La part des énergies renouvelables dans le mix énergétique disponible à la consommation est de 1% en 2013, avec une estimation de 3% en 2016 et une projection de 5% en 2018.Dans ce cadre, on note la promotion des énergies renouvelables à travers la mise en place du projet d’électrification de 1000 localités par système solaire photovoltaïque d’une capacité de 11,2 MW dont la phase pilote en cours couvre 166 localités. En fin 2016, l’installation complète des équipements est achevée dans 59 sites.
  2. Indicateur 4 : La disponibilité d’outils de planification sectorielle : les documents de planification ci-après élaborés permettent de vérifier cet indicateur : le Plan de Développement du Secteur de l’Electricité à long terme (PDSE 2035) et Plan d’Action National Energie pour la Réduction de la Pauvreté (PANERP) ; le Fonds d’Energie Rurale ; le Système d’Information Energétique (SIE) ; la carte électrique rurale du Cameroun ; le Plan Directeur d’Electrification Rurale (PDER) ; le plan stratégique de développement des ressources gazières (préparé par la SNH).En ce qui concerne le développement des énergies renouvelables, le cadre légal et réglementaire des énergies renouvelables a été transmis dans les services du PM pour validation.

 

Eau
  1. L’objectif est de porter à 75% à l’horizon 2020 le taux d’accès à l’eau potable des populations. Il s’agit d’améliorer l’accès des ménages et des opérateurs économiques à l’eau potable et à l’assainissement individuel en milieu urbain et rural. Les indicateurs retenus pour évaluer les effets attendus dans le secteur de l’eau sont les suivants :
  2. Indicateur 1 : Accès à l’eau potable : la proportion de la population ayant accès à l’eau potable en 2016 peut-être estimée à 61,0% au Cameroun, soit 70% en milieu urbain et 44% en milieu rural. Le taux d’accès à un assainissement individuel amélioré quant à lui serait passé de 37% en 2014, à 44% en 2016. Bien qu’on observe un net accroissement du niveau d’accès à l’eau potable depuis 2010, ce niveau d’accès reste insuffisant. Toutefois, plusieurs actions sont en cours de mise en œuvre pour combler à terme le déficit.
  3. Indicateur 2 : Capacité de production en eau installée : Elle est estimée en 2015 à près de 650 000 m3/jr. A Yaoundé, la réhabilitation du barrage et la construction de la station de traitement de la Mefou à Nkolbisson apporte à ce jour 50 000m3/jour additionnels d’eau potable à la ville de Yaoundé, soit un total de 150 000 m3/j si l’on prend en compte la production de la station d’Akomnyada. La réalisation de la construction de la station de traitement d’eau potable à partir du fleuve Sanaga de 300 000 m3/j, dont la convention de financement a été signée en janvier 2015, viendra résorber le déficit de déserte en eau potable à Yaoundé. A Douala, l’achèvement de la première phase du projet de renforcement et d’amélioration de l’alimentation en eau potable de la ville de Douala a permis de produire 50 000m3/jour. Cette première phase a permis un apport supplémentaire en eau potable de 175 000 m3/Jour. Les autres programmes d’investissement et de réhabilitation des réseaux par la CAMWATER sont en cours. Par ailleurs, en ce qui concerne le projet de réhabilitation, de renforcement et d’extension des systèmes d’alimentation en eau potable (AEP) dans 52 centres, la  tranche 3 est achevée dans plusieurs centres.
  4. Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’Urgence Triennal pour l’accélération de la croissance (PLANUT) volet eau, les travaux de construction de 100 forages dans 9 régions, du Cameroun et 19 mini AEP dans la Région du Nord-Ouest dans le cadre du PLANUT ont un taux global de réalisations de 38% pour les forages et 63% pour les mini AEP.
  5. Indicateur 3:La disponibilité d’outils de planification sectorielle à moyen et long termes à jour : la stratégie du secteur de l’eau est en cours d’élaboration. Bon nombre de programmes sont mis en œuvre en milieu urbain et rural pour améliorer la déserte en eau potable au Cameroun à savoir : le Programme Hydraulique d’Urgence, le Plan d’Action National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PANGIRE), le PDUE, les autres programmes d’investissement et de réhabilitation des réseaux par la CAMWATER sont en cours notamment la pose des tuyaux de canalisation dans la ville de Yaoundé. D’autres outils de planification sont en cours d’élaboration notamment : l’étude nationale sur le financement du secteur de l’eau dans le cadre du développement d’une stratégie de financement du secteur de l’eau en Afrique Centrale et la stratégie nationale d’assainissement liquide.

 

Bâtiments et travaux publics
  1. Dans le DSCE, le sous-secteur des bâtiments et travaux publics concerne essentiellement les domaines routier et de la construction. Dans ces domaines, la mise en œuvre du DSCE devrait permettre l’amélioration de la qualité du réseau routier existant à travers notamment l’extension de la fraction des routes revêtues ; le renforcement de l’offre de matériel de génie-civil dans le cadre du renforcement du rôle des entreprises locales dans la réalisation des projets routiers ; le renforcement de l’offre locale en matériaux de construction, afin qu’elle puisse répondre de manière satisfaisante à une demande en hausse. Les indicateurs retenus pour évaluer les progrès accomplis dans ces domaines au cours de la période sous revue sont les suivants :
  2. Indicateur 1 : Proportion des routes bitumées par rapport à l’ensemble du réseau routier. Il est prévu de faire passer la fraction du réseau bitumé de 10% en 2009 à 17% à l’horizon 2020, grâce à l’intensification du bitumage des routes. Entre 2010 et 2016 environ 1 740,2 km de routes ont été bitumées, élevant ainsi le nombre de km de routes bitumées à environ 6 740  km et la part du réseau routier bitumé à 13,48%.

Pendant la période 2017 -2020, la mise en œuvre du PLANUT permettra d’améliorer la situation dans ce domaine. En effet, il est attendu, au terme de la mise en œuvre des tranches ferme et conditionnelle de ce plan, 1 285 km de routes bitumées, ce qui porterait le nombre de kilomètres de routes bitumées à 8025 km, soit 16,05%. Les autres projets permettraient notamment de construire environ 200 Km de route par an.

 

Encadré 2: Quelques projets de bitumage du réseau routier achevés en 2016

 

Bitumage de routes
  • l’aménagement de la route Djoum – Mintom 98 km ; (Route Nationale N°9) ; coût : 57,2 milliards F CFA ;
  • la construction de la route Foumban-Manki d’une longueur de 40 km, sur la Route Nationale N°6 ; coût: 22 milliards F CFA ;
  • l’achèvement de la phase 1 de l’aménagement de l’entrée Est de la ville de Douala, sur un linéaire de 19,2 km sur la Route Nationale N°3 ; coût : 60,901 milliards F CFA ;
  • l’aménagement de la route BachuoAkagbe-Mamfe–Ekok, d’une longueur de 83 km sur la Route Nationale N°6 ; coût : 54,4 milliards F CFA ;

la construction de la route Zoétélé-Nkolyop sur un linéaire de 30 km sur la Route Départementale 34 ; coût : 17,9 milliards F CFA.

  1. Par ailleurs, 83 km de routes secondaires ont été construites dans le cadre du bitumage des routes à trafic modéré. Dans cet ordre, nous pouvons citer le bitumage des routes suivantes :
  • Mengong (inter N2)-Nkolbityé-Vers Nselang phase1 : 10 km ;
  • Nkolanga’a (Groupe Scolaire SFIDA-Nkolbikogo-Lada 2-Lada 1- Nkoabang (Inter N10) et bretelle 10ème arrêt : 10 km ;
  • Melong-Bangem, phase 1 : 26,5 km ;
  • Inter N4 (Echangeur Bandjoun)-Marché Baham- Bangou Ville et bretelle Marché Baham-Baham Chefferie-Baham ville : 18,5 km ;
  1. L’exécution des projets majeurs du programme de construction des routes et autres infrastructures s’est poursuivie à travers notamment :
  • la construction de l’Autoroute Yaoundé-Douala : Phase 1 (linéaire : 68 km + 25 km de voies de rétablissement ; coût: 284 milliards F CFA, dont l’avancement global des travaux est de 25% ;
  •  la construction de l’Autoroute Kribi–Edéa (RN7) dont la première phase porte sur le tronçon Lolabé-Kribi (linéaire : 43,3 km ; coût: 276 milliards F CFA) ; les travaux sont réalisés à 17% ;
  • les travaux d’aménagement de l’entrée Est de la ville de Douala (RN3) (Phase 2 ; 30 milliards F CFA). Cette phase consiste notamment en l’optimisation du tracé, du giratoire Boko jusqu’au pont sur la Dibamba ;
  • les travaux d’aménagement de l’entrée Ouest de la ville de Douala (RN3) (linéaire : 13,2 km ; coût : 54 milliards F CFA) ; déjà réalisés à 61,3% ;
  • la construction de la route Kumba-Mamfe (RN8) (linéaire : 150,518 km ; coût : 111,1 milliards F CFA) :
  • la construction de la deuxième voie d’accès à Bamenda (RN6)  (Linéaire : 20 km ; Coût: 13,3 milliards) ; travaux exécutés à 24% ;
  • la construction des routes dites de désenclavement des bassins de productions agricole, pastorale et touristique :

 

  1. S’agissant de la Construction du second pont sur le Wouri, pour un coût de 106 milliards F CFA, les travaux sont exécutés à 78.5%. Les aménagements complémentaires commandés en fin d’année dernière pour un coût global de l’ordre 33,9 milliards F CFA (passage à 2×3 voies, aménagement d’un giratoire dénivelé et de passages inférieurs, etc.) sont exécutés à 41%.
  2. Indicateur 2 : Taux d’entretien et de réhabilitation des routes bitumée. Il était question de réhabiliter environ 200 km de routes bitumées par an. Entre 2010 et 2015, environ 940 km de routes bitumées ont été réhabilitées, soit environ 156 km de routes par an, ce qui représente un gap de 260 km de routes bitumées réhabilitées sur la période. En 2016, environ 495 km de routes bitumées sont en cours de réhabilitation. Il s’agit notamment des projets suivants :
  • Maroua-Mora (RN1) (linéaire : 62 km, coût : 37 milliards F CFA) ;
  • Mora-Dabanga-Kousseri (RN1) (linéaire : 204, 32 km, Coût : 61 milliards F CFA) ;
  • Mbéré – Ngaoundéré (RN1) (linéaire : 89 km, coût : 43,033 milliards F CFA) ;
  • Ngolbang-Zoétélé, Sangmélima-Mezesse-Meyomessala (D85) (boucle du Dja, phase 2) (linéaire : 65 km, coût: 24 milliards F CFA), dont les travaux se situent à 18% ;

 

  1. Indicateur 3 : Taux d’entretien des routes en terres et rurales. En ce qui concerne l’entretien des routes en terre, les performances ci-après ont été enregistrées en 2016 :
  • entretien confortatif de 308 km de la RN3 dans la perspective de la CAN 2016 pour un cout global de 20,9 milliards F CFA,
  • entretien courant de 1950 km de routes en terre pour un cout global de 8 milliards F CFA ;
  • entretien courant de 648 km de routes bitumées du réseau classé prioritaire pour un cout global de 7,9 milliards F CFA ;
  • entretien de 2450 km de routes rurales prioritaires pour un cout global de 7,2 milliards F CFA).
  1. Pour pallier aux ruptures de trafic sur le réseau routier, le décret n°2016/0886/PM du 25 avril 2016 fixant le cadre général de la réalisation des projets d’infrastructures en régie, a permis de procéder à des interventions ponctuelles sur le réseau routier. Les opérations menées en régie sur certains axes routiers ont permis, soit d’aménager des voies de désenclavement, soit de maintenir la circulation, soit de la rétablir en urgence.
  2. En termes d’effet, en 2016, 11,1% du réseau routier est en bon état, 59,7% du réseau routier jugé dans un état de circulation moyen et 29,2% en mauvais ou très mauvais état.

 

Technologies de l’information et de la communication

  1. Les principaux objectifs stratégiques dans ce secteur sont de : (i) porter la télé densité mobile à 65% et la télé densité fixe à 45% à l’horizon 2020 ; et (ii) doter toutes les localités de moyens de télécommunication ; (iii) faire passer le débit de transfert des données à 3 800 Mb/s en 2020. De manière plus opérationnelle, il est question d’améliorer l’offre de service en quantité, en qualité et à des prix abordables, accroitre l’utilisation des TIC et densifier le tissu industriel des entreprises TIC.
  2. Les indicateurs retenus pour les analyses concernent : les télé densités fixe et mobile, qui devraient être portées en 2020 respectivement à 45% et 65% ; le taux d’accès au numérique et le débit de transfert des données, qui devrait passer à 3800 Mbps en 2020 et améliorer ainsi l’accès au numérique ; le nombre de villages disposant de Télécentres Communautaires Polyvalents (TCP), qui devrait être de 40 000 en 2020 et améliorer ainsi fortement la couverture téléphonique en zones rurales ; la disponibilité d’outils de planification à jour pour le sous-secteur ; et la densification du réseau, l’amélioration de la couverture nationale postale et le développement du service universel postal à l’effet de favoriser l’accès de tous aux services postaux.
  3. Indicateur 1 :télé densités fixe et mobile. Les opérateurs de la téléphonie mobile poursuivent le déploiement de leur réseau pour la couverture intégrale du territoire national, conformément aux dispositions de leurs cahiers de charges. Le nombre d’abonnés de téléphonie mobile est passé de 8 004 823 abonnés en 2010 à un peu plus de 20 millions d’abonnés en 2016. La téléphonie mobile couvre tous les chefs-lieux de Région, Département, Arrondissement et les grands villages du pays ainsi que les principaux axes routiers reliant les grandes villes.
  4. Le nombre d’abonnés CT Phone est passé de 403 316 en 2010 à 678 685 en 2012 et à près d’un million d’abonnés en 2015.
  5. Ainsi, l’objectif sectoriel visant à porter la télé densité mobile à 50% à l’horizon 2015 est atteint et dépassé. Partant de 28% en 2008, la télé densité mobile a atteint 41,9% en 2010 et s’est située autour de 66,8% en 2012. En 2016, la télé densité mobile se situe à 76%. Le taux d’accès à la téléphonie fixe est passé pour sa part de 1,4% en 2008 à 3,2% en 2012, il se situe à 15% en 2016.
  6. Indicateur 2 : taux et qualité d’accès au numérique. En ce qui concerne les taux de pénétration, le taux d’accès à internet est passé de 0,13% en 2007, 2% en 2012 à 10% en 2015 pour se situer à 20% en 2016. Le nombre d’utilisateurs d’Internet est passé de 433 492 en 2013 à plus de 528 673 en 2016.Cette amélioration est due à la mise en œuvre du projet d’extension du réseau à fibre optique qui a permis de poser 3200 km de fibre optique entre 2010 et 2012. En 2016, le linéaire de fibre optique est de plus de 10 000 km posés sur l’étendue du territoire à travers : l’extension du backbone national qui se poursuit ; et la construction des boucles optiques urbaines dans les dix chefs-lieux de régions et Limbé, offrant des capacités variant entre 2Mbps et 10 Gbps.
  7. Indicateur 3 : nombre de villages dotés de télé centres communautaires. Dans les zones rurales, la politique menée par le Gouvernement a été axée sur la mise en place des Télé centres Communautaires Polyvalents (TCP) et l’aménagement des Points d’Accès Numérique (PAN). Au 31 décembre 2012, le nombre total de TCP/PAN était de 205 dont 66 TCP opérationnels, 54 TCP fonctionnels, 22 TCP construits et en cours de mise en service, 63 TCP en cours de construction ou d’aménagement. En fin d’année 2015, l’on dénombrait déjà  231 TCP/PAN construits sur l’ensemble du territoire national. En 2016, ce nombre est  resté fixe, l’objectif visé pour 40 000 TCP en 2020 est loin d’être atteint, car ce projet est en arrêt en attendant les résultats de l’audit en cours. 
  8. Indicateur 4 : nombre d’opérateurs mobile agrées. Au 31 décembre 2016, les quatre (04) opérateurs de la téléphonie mobile agréés sur le marché camerounais, poursuivent le déploiement de leur réseau sur l’étendue du territoire, en offrant les services de téléphonie (3G/4G) aux populations.
  9. Indicateur 5 : disponibilité d’outils de planification. Le cadre légal, réglementaire et institutionnel du secteur a été actualisé à travers :
  • la révision de la stratégie des domaines des Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication ;
  • l’élaboration de la stratégie nationale de migration des réseaux existants vers les réseaux de la prochaine génération (NextGeneration Network) ;
  • la fourniture d’un système de gestion des ressources de  numérotation et d’adressage ;
  • l’adoption de trois lois cadres, à savoir la loi sur les communications électroniques, la loi sur la cyber sécurité et la cybercriminalité, et la loi sur le commerce électronique ;
  • l’élaboration et l’adoption de la politique nationale de développement de la gouvernance électronique ;
  • l’élaboration en 2016 d’un document de développement de l’économie numérique « Plan Cameroun numérique à l’horizon 2020 ».
  1. Indicateur 6 : contribution du sous-secteur à l’emploi. La forte croissance du sous-secteur des télécoms en a fait par le passé un des principaux contributeurs du secteur tertiaire à la croissance économique et à la création d’emplois au Cameroun. Les chiffres correspondant pour apprécier l’évolution de cet indicateur ne sont pas disponibles. Mais la forte croissance du nombre d’abonnés dans tous les segments du marché permet d’espérer une progression significative de la contribution du domaine des télécommunications et TIC à la croissance du PIB et à l’emploi.

 

Poste

  1. Dans le domaine des postes, le Gouvernement a opté pour un axe fédérateur de développement, à savoir construire un secteur postal intégrant massivement les TIC afin de répondre aux besoins d’offre de service universel de qualité et de satisfaire aux exigences nouvelles de la clientèle en matière de messagerie et des services financiers postaux. Les indicateurs retenus concernent la densification du réseau, l’amélioration de la couverture nationale postale et le développement du service universel postal.
  2. Indicateur 1 : densification du réseau postal : Dans le cadre du projet « e-post », il était question entre autre de raccorder les deux cent trente-six (236) bureaux de postes disséminés à travers le territoire national, par fibre optique ou par liaison radio électriques, de construire et mettre en service un Centre de données (Data Center), de mettre en œuvre un Call Center, de réhabiliter les bureaux de postes, et de réalisation d’un réseau de vidéoconférence. Cette infrastructure « e-post » est totalement mise en place et fonctionnelle depuis 2015 et tous les bureaux de poste sont connectés à ce réseau.
  3. Indicateur 2 : Amélioration de la couverture nationale postale. Le Gouvernement envisage la construction des bureaux de poste dans les zones des grands projets miniers, énergétiques et portuaires. Le Gouvernement a aussi entrepris la mise en place de la poste de proximité dans les zones urbaines, en même temps qu’il prévoit la construction des bureaux de poste dans les nouvelles unités administratives. Au 31 décembre 2016, la mise en œuvre de ce programme n’a pas beaucoup évolué, néanmoins les bureaux de poste ont été construits dans les localités de Bafoussam III et Kon-Yambetta. Par ailleurs, il s’est développé un service postal géré par le secteur privé. Il serait souhaitable de suivre son évolution et ses performances.
  4. Indicateur 3 : le développement du service universel postal. Il a été mis fin au contrat de la Campost avec Sofrepost et de nouveaux organes de gestions ont été mis en place. Le réseau postal est en cours d’informatisation. Les bureaux de poste et établissements financiers postaux sont progressivement mis en réseau. Les services de paiement sont aujourd’hui en réseau dans les bureaux de poste où les salariés perçoivent leur salaire sans se rendre dans un site des CCP. De plus, sur financement de certains partenaires techniques et financiers, certaines réalisations sont en cours de finalisation, notamment :
  • l’acquisition des serveurs et installation de l’application pour e-banking ;
  • l’acquisition d’une application de gestion électronique des dossiers et du courrier hybride.
  1. S’agissant de la régulation des activités postales, au 31 décembre 2016, l’on compte quatorze (14) opérateurs postaux ayant un agrément provisoire. Toutefois, la régulation postale retarde à cause de l’absence de certains textes essentiels d’application de la loi de 2006 régissant l’activité postale au Cameroun

 

Transports
  1. Dans le secteur des transports, la mise en œuvre du DSCE a porté sur la prévention et la sécurité routière, la poursuite de la construction/réhabilitation des ports et des voies navigables, l’acquisition/renouvellement du matériel ferroviaire roulant voyageur, l’extension/réhabilitation du réseau ferroviaire, le développement du transport aérien, le développement des infrastructures météorologiques.
  2. Dans le secteur des transports, la mise en œuvre du DSCE a porté sur la prévention et la sécurité routières, la poursuite de la construction/réhabilitation des ports et des voies navigables, l’acquisition/renouvellement du matériel ferroviaire roulant voyageur, l’extension/réhabilitation du réseau ferroviaire, le développement du transport aérien, le développement des infrastructures météorologiques.
  3. Dans le cadre de la construction/réhabilitation des ports et des voies navigables, les indicateurs pour évaluer les progrès dans ce domaine sont :
  4. Indicateur 1 : l’évolution de la jauge brute moyenne au port de Douala a légèrement progressé au cours de la période sous revue passant de 15797 tonneaux de jauge brute (TJB) en 2010 à XXXX tonneaux de jauge brute (TJB) en 2016 soit une progression de XXX%. Ceci traduit une amélioration des capacités du port à accueillir des navires de taille de plus en plus grande, ce qui est une conséquence de l’entretien de la côte du chenal.
  5. Indicateur 2 : le temps d’attente moyen des navires à la bouée de base s’est situé à15,67 heures (moins d’un jour) en 2011 mais est passé à XXXX heures en 2016, soit une augmentation de XXX%. Ce qui reflète une baisse des performances portuaires en la matière. Plusieurs raisons peuvent justifier cette évolution, notamment les contraintes liées à la marée, le tirant d’eau du chenal, la forte augmentation du nombre de navires en 2011 et 2016.
  6. Indicateur 3 : le délai moyen de séjour des conteneurs au parc à conteneurs a augmenté aussi bien à l’importation qu’à l’exportation. A l’export, le délai de passage est passé de 7,51, jours en 2010 à 16, 32 jours en 2015 soit une augmentation de 117,6%. A l’import, le délai de passage est passé de 18,35 jours en 2010 à 19,66 jours en 2015 soit une augmentation de 7,137%.
  7. Indicateur 4 : le taux de progrès dans la réalisation du port de Kribi. Des avancées notables ont été enregistrées dans le projet de construction du port en eau profonde de Kribi dont la première phase est achevée. Les concessionnaires des terminaux ont été retenus. Le Chef de l’Etat a signé le décret réorganisant le fonctionnement du port Autonome de Kribi, et les équipes managériales ont été mises en place.
  8. Indicateur 5 : le taux de progrès dans la réalisation du port de Limbé. Concernant la construction du port en eau profonde de Limbe, le groupe LIPID, partenaire de l’Etat, a engagé des travaux de pose d’une jetée flottante malgré la persistance du problème des indemnisations. L’Etat devrait redéfinir l’orientation économique à donner au port de Limbe, dans le sens du développement des échanges sous-régionaux, surtout avec le Nigeria, qui représente un marché énorme.
  9. Indicateur 6 : l’existence d’un outil de planification globale du développement portuaire au Cameroun. Un schéma directeur portuaire national du Cameroun a été élaboré depuis 2010. Ce schéma prône la création de 03 pôles portuaires (Douala, Kribi et Limbé), avec pour ambition de tirer profit de la position géostratégique du Cameroun au fond du Golfe de Guinée.
  10. Indicateur 7 : le taux d’entretien/réhabilitation de la voie ferrée. Les travaux de renouvellement des voies ferrées se poursuivent sur les tronçons Batchenga-Ka’a sur le Transcam II (sur un linéaire de 175 km presque entièrement réhabilités) et Eséka – Makak sur le Transcam I. Par ailleurs, les actions suivantes ont été menées : la poursuite des travaux de renouvellement d’une partie de la voie ferrée et la participation au suivi des études de faisabilité pour la construction des lignes de chemin de fer entre Douala-Limbe, Douala-Ngaoundéré et Edéa-Kribi-Lolabé.
  11. Indicateur 8 : Évolution du parc de matériel roulant. Des actions importantes ont été enregistrées dans ce cadre, notamment :
  • le dépouillement des offres relatives aux acquisitions de 15 voitures à voyageurs, 5 modules autorails et 4 locomotives ;
  • l’acquisition et la livraison de 25 nouveaux wagons-citernes en vue de renforcer le parc matériel roulant marchandises ;
  • l’acquisition de 60 voitures voyageurs, 60 wagons et 10 locomotives de lignes et de manœuvres.
  1. Les estimations au 31 décembre 2016 affichent des accroissements de 5,3% du trafic marchandises, de 13,6% du trafic voyageurs et de 7,8% du chiffre d’affaires par rapport à l’exercice 2015.
  2. Au niveau du transport aérien, les actions ont porté sur la poursuite de la modernisation des équipements des aéroports de Yaoundé, Douala, Garoua et Maroua Salak, l’amélioration du trafic aérien et le renforcement de la réglementation en matière de sécurité aérienne. Au cours de l’année 2016, les avancées suivantes ont été relevées :
  • la réhabilitation de la piste d’atterrissage de l’aéroport international de Douala ;
  • la réhabilitation de l’éclairage de l’aire de trafic à l’aérogare fret de Douala ;
  • le renouvellement des comptoirs filtres police des Aérogares passagers de Douala et Yaoundé-Nsimalen, pour ce qui est précisément du volet sécurité ;
  • la réhabilitation de la chaussée aéronautique de l’aéroport international de Douala ;
  • l’installation des filtres passagers à l’aéroport international de Maroua ;
  • la réhabilitation des dessertes au sein de la plateforme portuaire de Douala ;
  • l’auscultation des chaussées aéronautiques des aéroports de Douala, Yaoundé-Nsimalen et Garoua;
  • le renouvellement des comptoirs filtres police des Aérogares passagers de Douala et Yaoundé-Nsimalen.
  1. S’agissant particulièrement de CAMAIR-Co, un plan de redressement en vue du décollage définitif de l’entreprise a été élaboré par BOEING Consulting ; ledit plan a été adopté par le Président de la République. Il repose sur trois principaux axes stratégiques, à savoir : la modernisation de l’outil de  production ; la mise à niveau de l’organisation ; et la maîtrise de la dette de la Compagnie. Concrètement, les actions ci-après ont été réalisées :
  • l’aboutissement du processus de certification, d’immatriculation et de mise en exploitation de deux aéronefs de type MA60 ;
  • le début de la mise en œuvre effective de la procédure de contractualisation avec BOEING CONSULTING ;
  • l’inauguration de la fréquence sur l’aéroport de Bafoussam- Bamougoum ;
  • l’augmentation des fréquences à cinq (05) vols par jour entre Douala et Yaoundé, et au moins un vol par jour, pour toutes les autres destinations locales ;
  • la suspension provisoire de la desserte de Paris, dans le cadre de la réduction des charges de la Compagnie ;
  • la suspension des dessertes non opérationnelles ou nécessitant une réorganisation importante, telles que Kinshasa, Lagos, Bangui, Pointe Noire et Malabo. Il convient de rassurer que leurs réouvertures sont prévues courant cette année.
  1. Par ailleurs, concernant le volet sûreté, on peut également relever l’obtention des certifications IATA, IOSA, ACC3, ISO 9001-2015 et Clearing House  par CAMAIR-Co. Ces certifications devraient permettre d’attester de la fiabilité des procédures d’exploitation de la compagnie et de les renforcer.
  2. Au terme de l’année 2016, les projections des opérateurs du sous-secteur tablent sur des augmentations respectives de 5,2%, 5% et 2,8% du trafic passagers, du fret et du chiffre d’affaires. Cette performance pourrait se justifier pour le trafic passager par l’arrivée de nouvelles compagnies, l’augmentation de la flotte de Camair-co et l’effet induit de la CAN féminine 2016.  
  3. En ce qui concerne la prévention et la sécurité routières, des actions importantes ont été menées pour renforcer la sécurité sur les routes. Il s’agit entre autres du contrôle des conditions d’exploitation des agences de transport voyageurs; des centres de contrôle technique, des centres de formation à la conduite automobile et des usagers de la route. Plusieurs autres actions ont été réalisées dans ce domaine :
  • la mise en conformité des gares routières à travers le lancement du processus de recensement des gares routières dans l’optique de constituer un fichier national ;
  • la réalisation d’une étude pour la construction d’une gare routière pilote à Limbe ;
  • l’étude en vue de la mise en conformité des terminaux de transport routier de marchandises.
  1. Dans la perspective d’améliorer le système de sécurité et de sûreté du transport routier, on peut citer :
  • l’installation des GPS urbains pour rationaliser et sécuriser le transport urbain par taxi ;
  • l’installation au Ministère d’un serveur pour la géolocalisation ;
  • la signature d’une convention entre l’Etat du Cameroun et l’opérateur portugais Irmaos Mota Construccao De Carrocarias S.A. pour faciliter le transport urbain de masse dans la ville de Yaoundé ;
  • le renforcement du dispositif de sécurité au sein des agences de voyages ;
  • la mise en place de la Lettre de Voiture Obligatoire (LVO).

 

  1. Dans le sous-secteur de la météorologie, plusieurs activités ont été réalisées, notamment :
  • la densification du réseau d’observation météorologique à travers la réhabilitation de 13 stations météorologiques et la réception d’un don chinois qui va permettre d’équiper 23 stations météorologiques ;
  • le début de la numérisation de toutes les archives météorologiques du Cameroun ;
  • la création d’une filière de météorologie à l’École Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (ENSPY). Un concours d’entrée dans cette institution ainsi qu’à l’Institut Supérieur du Sahel de l’Université de Maroua, a été ouvert.

 

Développement urbain

  1. Afin d’améliorer le cadre de vie en milieu urbain, un certain nombre d’actions prioritaires ont été envisagées. Il s’agit notamment de la construction de 150 km de voies bitumées, la construction d’au moins 17 000 logements sociaux, et l’aménagement de 50 000 parcelles. Les indicateurs retenus sont :
  2. Indicateur 1 : Le taux de réalisation du programme de bitumage des voiries urbaines. Des efforts considérables ont été faits dans ce cadre. En combinant les nouvelles voies bitumées et les voies réhabilitées, l’objectif de 2015 a été atteint et même dépassé. En effet, au total, environ 364 km de voiries urbaines revêtues ont été construites ou réhabilitées sur la période 2010-2015. En 2016, 22,956 km de voirie ont été construites, 47,3 km réhabilitées et 45,65 km de voirie revêtues entretenues. On est bien au-delà des 200 km attendus à l’horizon 2015. Il resterait donc 113 km pour atteindre l’objectif de 500 Km attendus en 2020.
  3. Indicateur 2 : Les taux de réalisation des programmes de construction de logements sociaux et d’aménagement des parcelles pour l’habitat. Environ 1780 logements sociaux construits sur la période 2010-2015, dont 760 logements au cours de l’année 2016 à Douala, Limbé et Bafoussam. Toutefois, le Gouvernement a engagé des actions visant à réduire substantiellement le gap de construction des logements sociaux. A cet effet, plusieurs projets de construction de nouveaux logements sociaux sont actuellement en cours dans les principales villes du pays.

 

Encadré 3 :Etat d’avancement de quelques projets de construction de logements

 

Yaoundé/Olembé :

La phase pilote de construction de 120 logements témoins est achevée et les travaux d’habitabilité sont en cours d’exécution. Pour la 2ème phase des 380 logements, le niveau d’exécution est de 75%.

L’opération de Yaoundé/Olembé de construction de 660 logements est achevée Les VRD sont en cours de réalisation.

 

Douala/MbangaBakoko :

La construction de 1175 logements est également en cours d’exécution. 340 logements sont d’ores et déjà achevés ; tandis que le reste, portant sur 615 logements l’est à environ 60%.

La construction de 660 logements démarrée en décembre 2013 est achevée.

 

Autres villes

A Limbé et Bafoussam la construction de 100 logements est achevée, les travaux à Sangmelima sont rendus à 70%.

Les travaux de construction de 100 logements dans le cadre du PLANUT, pour un coût global de 40 milliards FCFA sont en cours de réalisation avec les niveaux d’avancement de 46 % à Ebolowa, 06% à Bafoussam, Bertoua, Garoua, Buéa et Ngaoundéré, 11% à Maroua. Pour la ville de Bamenda, les travaux sont en cours de démarrage.

 

  1. Indicateur 3 : La disponibilité d’outils de planification urbaine. On relève l’absence d’une politique nationale visant à doter les villes d’outils de planification urbaine, à l’instar de la politique consistant à doter les communes (pour la plupart rurales) de plans communaux de développement. L’initiative semble être laissée aux exécutifs urbains. Ainsi, la ville de Douala dispose depuis quelques années d’une Stratégie de Développement à long terme de l’aire métropolitaine de Douala. La ville de Yaoundé dispose également d’un plan directeur d’urbanisme dénommé Yaoundé 2020. La ville de Maroua dispose d’un plan stratégique et d’un programme de développement. Au total, 111 documents de planification ont d’ores et déjà été élaborés.
  2. Indicateur 4 : Taux d’accès aux infrastructures d’assainissement. Depuis 2010, les opérations spécifiques ont permis de réaliser 84,6 km de drains dont 06 km au cours de l’exercice 2016 ; et d’assurer avec satisfaction le service de collecte et d’enlèvement des ordures ménagères dans 17 villes à savoir : Douala ; Yaoundé ; Garoua ; Maroua ; Bafoussam ; Buéa ; Bertoua ; Ebolowa ; Ngaoundéré ; Kribi ; Limbé ; Edéa ; Sangmélima ; Meyomessala ; Bangangté ; Bangou. En attendant de disposer des données précises, on notera que les efforts de canalisation des eaux pluviales et des eaux usées se sont poursuivis avec d’importantes avancées enregistrées dans les villes de Yaoundé et Douala. On peut citer le PADY.
  3. La proportion de la population habitant dans les logements disposant d’installations sanitaire améliorées (WC avec chasse d’eau, latrines aménagées) est de 57,6% en milieu urbain, de 28,8% en milieu rural et de 40,4% dans l’ensemble du Cameroun.

 

Gestion domaniale

  1. Les actions menées pour la période 2010- 2015 ont porté sur : la constitution des réserves foncières pour les grands projets agropastoraux et industriels ; la mise en place d’un réseau géodésique national unique de référence et l’aménagement des parcelles dans le cadre du programme de construction de 10 000 logements sociaux et de l’aménagement de 50 000 parcelles, la protection et le développement du patrimoine de l’Etat, la réforme foncière, le recouvrement des recettes domaniales. Les indicateurs permettant de mesurer les avancées sont :
  2. Indicateur 1 : Superficie globale des réserves foncières constituées pour les grands projets de développement. Dans la perspective d’une éclosion de l’agriculture de 2ème génération, un accent est mis depuis 2015 sur les réserves foncières destinées à l’agro-industrie conformément au Plan d’Urgence Triennal.Au 31 décembre 2016, une superficie cumulée de 235 099,4824 ha a été sécurisée (décret d’incorporation au domaine privé signé) repartie comme suit 882 775,1236 ha pour l’agro-industrie, 6368,3256 ha pour les lotissements domaniaux (y compris les 1230 ha de terrain acquis auprès de la Société de Recouvrement des Créances (SRC) aux lieux dits Mont Febé, Bipindi, Dibamba, Tonga, Koutaba et Ahala I) et 277,6028 ha pour les logements sociaux. En outre, 1 292 000 ha ont été mis à contribution pour les projets structurants, la promotion de l’agriculture, le tourisme, l’habitat social, le développement de l’énergie et les infrastructures portuaires.
  3. Indicateur 2 : Nombre de parcelles viabilisées produites dans le cadre du lotissement des terrains domaniaux. 1104 parcelles constructibles sont en cours d’aménagement dans les villes pilotes de Yaoundé et Douala, ce qui reste très en dessous de l’objectif de 50 000 parcelles constructibles prévues dans le DSCE. Ce nombre est estimé à 2 734 parcelles lorsqu’on intègre les 1 630 parcelles de la MAETUR.
  4. Indicateur 3 : Taux de couverture et de densification du territoire national par le réseau géodésique. Les principales avancées  suivantes ont été enregistrées : (i) la création du réseau géodésique unique de référence matérialisé au sol avec l’implantation et l’observation des 25 bornes du réseau de référence et 510 bornes du réseau de base ; (ii) la densification du réseau géodésique et  l’observation de 2 311 points de densification soit un total de 2 846 bornes repartis dans vingt-deux (22) villes camerounaises (37 communes). L’objectif de 20 025 points défini dans le DSCE risque ne pas être atteint en 2020. Des financements supplémentaires d’un montant d’environ 10 milliards  au cours de la période 2018-2020 sont nécessaires pour achever la densification de 17 179 points restants. 
  5. Indicateur 4 : Disponibilité du cadastre national. Les premiers équipements techniques du cadastre (scanners et accessoires) en vue de la réalisation du cadastre national ont été acquis en 2014. En 2016, l’étude en vue de la démarcation des limites des unités administratives a été réalisée et 10 villes chefs-lieux de régions disposent chacune d’un rapport d’étude en vue de la démarcation des limites des unités administratives. Les plans cadastraux des villes de Yaoundé, Douala, Maroua et Garoua sont disponibles.
  6. Indicateur 5 : Disponibilité d’outils de planification. La protection et le développement du patrimoine de l’Etat, a consisté au cours de la période 2010-2016 au renforcement du dispositif de protection des biens immobiliers et du Parc Automobile de l’Etat. L’opération d’estampillage, la réhabilitation des édifices publics et des propriétés administratives ont été réalisées en vue de la sécurisation du patrimoine immobilier bâti. L’inventaire réalisé en 2012 a permis de maitriser le patrimoine immobilier bâti et non bâti ainsi que la quantité du matériel roulant de l’Etat qui est le socle d’une gestion rationnelle de ce secteur. Cet inventaire avait montré que l’Etat disposait en 2012 d’un répertoire d’immobiliers bâtis et non bâtis (36 336 propriétés administratives, 4 345 terrains et 6 469 matériels roulants) et d’un fichier exhaustif du parc automobile de l’Etat. L’opération d’estampillage a été réalisée à 50%.Le prochain inventaire du patrimoine de l’Etat donnera des chiffres plus actualisés.
  7. Les guichets uniques des chefs-lieux de Région sont opérationnels ainsi que ceux de certaines villes secondaires où la pression foncière est très forte comme Kribi. Un site web a été créé à cet effet à l’adresse gutf.cm.

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